MATCH POUR LA 3E PLACE
PAYS DE GALLES AUSTRALIE
21 Octobre 2011
Eden Park Auckland
Rug.Wc2011.Wl.Aust.Thewildbunch22.1Hlf.mkv
492.9 Mo
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Rug.Wc2011.Wl.Aust.Thewildbunch22.2Hlf.mkv
491.1 Mo
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Dans ce genre de rencontres qui oppose deux équipes déçues, on essaie de deviner laquelle s'en fichera le moins. A priori, avantage aux Gallois qui n'ont fait que des changements forcés pour blessure, suspension ou fatigue (Alun-Wyn Jones}. Warren Gatland a assuré qu'après la cruelle élimination contre la France, son équipe viserait un succès «pour finir sur un sentiment d'achèvement». Les Australiens ont fait d'avantage tourner (huit changements) mais récupèrent Kurtney Beale à l'arrière. Ce sera fa centième sélection de Nathan Sharpe mais peut-être pas les adieux de Shane Williams car les deux équipes se retrouveront le 3 décembre à Cardiff et l'ailier gallois pourrait vouloir quitter le circuit mondial à domicile.
DEMIE FINALE
NOUVELLE ZELANDE AUSTRALIE
16 Octobre 2011
Eden Park Auckland
Rug.Wc2011.NwZl.Aust.Thewildbunch22.1Hlf.mkv
438.6 Mo
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Rug.Wc2011.NwZl.Aust.Thewildbunch22.2Hlf.mkv
415.0 Mo
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Quelle est la différence entre un cochon et un Australien ? Même ivre mort, un cochon ne ressemble pas à un Australien. » Voilà une des blagues dont les Néo-Zélandais raffolent et qui a été remise au goût du jour cette semaine. Evidemment, d'autres devinettes, moins «soft» circulent, mais difficile de les écrire ici... La Nouvelle-Zélande et l'Australie aiment se détester. La rivalité entre les deux pays n'est pas que sportive mais elle est exacerbée lors de ces confrontations. « C'est vrai, reconnaît Andy Ellis, le demi de mêlée des Blacks. Nous aimons bien les battre. Notre pays est plus petit donc ça rend toujours la victoire plus douce. » Et le sourire en coin du joueur des Crusaders d'ajouter un peu de piment à une déclaration tout en douceur. « C'est croustillant et passionnant, reprend Brad Thorn. Les deux pays adorent croiser le fer l'un contre l'autre. » Une façon comme une autre d'exprimer une querelle de famille entre le grand frère australien et son cadet néo-zélandais. Surtout, « ce n 'est pas le seul facteur de motivation, ajoute le deuxième ligne néo-zélandais, n y a d'autres choses plutôt évidentes qui nous motivent davantage».
Et les raisons ne manquent pas. À commencer par les retrouvailles entre Graham Henry et Robbie Deans. Affirmer que ces deux-là se détestent cordialement relève de l'euphémisme. Entre le coach des Blacks et le sélectionneur néo-zélandais des Australiens, la tension ne date pas d'aujourd'hui. À l'issue de la Coupe du monde 2007, Deans était pressenti pour prendre la succession du roi Henry, censé être déchu après l'humiliation subie en quart de finale contre le XV de France. Raté. Par un merveilleux tour de passe-passe, Graham Henry avait été renouvelé dans ses fonctions. En sa faveur, un soutien de quelques-uns des leaders (McCaw Muliana, Mealamu, Smith et Carter) mais surtout des intérêts communs avec Steve Stew, directeur général de la Fédération néo-zélandaise... Alors Robbie Deans, amer, s'était engagé à l'ennemi. Sans doute ne le dira-t-il jamais mais pour lui, l'occasion est venue dimanche soir de faire payer à sa mère patrie le désamour qu'il a vécu en 2007. Dans le même registre, le demi d'ouverture des Wallabies, Quade Cooper, enfant de Tokoroa, un village du nord de la Nouvelle-Zélande, hué par son pays d'origine depuis le début de la compétition, ne serait pas contre non plus jouer un vilain tour à tous ceux qui le conspuent, au motif d'une «pseudo-trahison ». «Jusqu'à présent Quade a fait l'objet de beaucoup d'attention, reconnaît son ami et adversaire Sonny Bill William. Évidemment, on le considère forcément comme l'homme à abattre mais je pense que c'est plutôt une marque de respect Si les gens le détestent autant, cela prouve qu'ils ont peur de son talent. Pour notre part, nous ne nous focalisons pas sur lui. » Et pour cause...
À l'aube de ce rendez-vous capital, les Blacks ont vécu une semaine cauchemardesque. Après avoir perdu son homme providentiel (Dan Carter), Graharn Henry a été contraint de se séparer également de Mils Muliana et de Colin Slade, eux aussi blessés. « C'est un coup dur car ça touche nos leaders de jeu, a reconnu Wayne.Smith. Mais nous avons d'autres joueurs avec beaucoup d'expérience. Il faut juste transmettre ces rôles de leaders à ceux-là. Mils et Daniel ont toujours leur rôle à jouer dans la vie de groupe mais sur le terrain, il faut trouver une nouvelle hiérarchie. » Et l'ancien entraîneur des trois-quarts de citer Conrad Smith, Richard Kahui ou encore Piri Weepu en exemple. Ce dernier aura notamment la lourde tâche d'accompagner dans la gestion du jeu le jeune Aaron Cruden (8 sélections), venu remplacer Dan Carter, au pied levé. «J'aurais dû être en vacances à Los Angeles, a expliqué le joueur des Chiefs. J'avais prévu d'aller à Disneyland. » Au lieu de cela, il se retrouve à porter sur ses frêles épaules les espoirs de toute une nation. Et comme si Graham Henry n'avait pas suffisamment de préoccupations, son capitaine Richie McCaw lui a donné quelques motifs d'inquiétudes supplémentaires. À tel point que le coach kiwi a fait appel mercredi à Matt lbdd, le flancker des Crusaders, au cas où... Finalement, jeudi, Steve Hansen a rassuré quatre millions de Néo-Zélandais, de moins en moins optimistes. «Richie va mieux, a dit Hansen. 17 pourra jouer samedi. » Dans quel état de forme ? Son pied droit, opéré en février dernier et qui l'avait contraint de renoncer aux deux premiers mois de Super 15, le faisait souffrir au point de ne pas supporter des chaussures à crampons. Noir, c'est noir...
France Galles
5 Octobre 2011
Eden Park Auckland
Rug.Wc2011.Fra.Wal.Thewildbunch22.1Hlf.mkv
531.8 Mo
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Rug.Wc2011.Fra.Wal.Thewildbunch22.2Hlf.mkv
481.9 Mo
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Est-il mérité d'entrer dans l'Histoire en battant l'Angleterre ? Oui, pour l'équipe de Guy Basquet et Jean Prat qui s'imposa, en 1951, pour la première fois à Twickenham; non en 2011 après une victoire en quart de finale de Coupe du monde. Est-il possible de se faire une place dans le panthéon des rugbymen français en dominant le pays de Galles ? Oui pour le XV de Christian Carrère, vainqueur à Cardiff en 1968 au terme d'un match qui offrit au rugby français son premier grand chelem; non pour les Bleus dussent-ils accéder à la finale en cas de succès samedi. Ce que Thierry Dusautoir et ses coéquipiers ont réussi le week-end dernier est dans l'ordre normal des choses, et la perspective de disputer une troisième finale de Coupe du monde ne relève pas d'une impossible mission. Aujourd'hui, il est urgent de relativiser, de remettre bien droite l'échelle des valeurs, sinon la confusion s'installera dans les esprits. Et une honnête victoire contre les Anglais devra rester ce qu'elle est ni plus ni moins.
Pour se donner le droit de jouer la finale en 1987 et en 1999 leurs aînés avaient écarté, au prix de matchs d'anthologie, des adversaires d'un calibre supérieur, mille fois plus favoris qu'eux. Ces Gallois n'ont ni l'aura ni la dimension des Australiens de Campese ou des Blacks de Lomou. Is sont enthousiastes, redoutables mais pas imbattables. Mais nos Français sont si fantasques que tout est aujourd'hui envisageable : une élimination sans gloire susceptible d'appeler une reconstruction du rugby pro hexagonal, comme un final merveilleux auquel plus personne ne croyait vraiment. Plus les jours passent, plus l'horizon toutefois s'éclaircit pour les Bleus. Us ont eu la chance unique de trouver dans le tableau éliminatoire deux adversaires tout à fait à leur portée. ÏÏ n'y aura pas de finale à jouer avant la lettre, pas d'Everest non plus à redescendre à toute vitesse. S'ils battent les Gallois, ils n'entreront pas comme ceux de 1987 et 1999 dans une célébration sans fin de leur exploit, car d'exploit il n'y aura pas. Ils s'accorderont quelques bières, quelques cigarettes si ça leur chante, se laisseront peut-être tous pousser la moustache, et naturellement reviendront dans la compétition, sans forcer leur nature, sans se sentir frustrés ; frais et déterminés.
Pas certains que les Blacks sur qui pèse une énorme pression, surtout depuis le départ de Carter et les ennuis de santé de McCaw, ou les Australiens, pas favoris dimanche, eux aussi en perte d'efficacité, retrouvent lundi après cette finale sudiste, une sérénité de champions du monde. Les vainqueurs auront forcément le sentiment d'avoir fait le plus dur. Le plus facile étant à venir, contre de petits Français ridiculisés en poule par les uns, ou au Stade de France en novembre dernier par les autres. Tant mieux si nos Sudistes, un peu bouffis d'orgueil, pensent que c'est gagné d'avance. La contradiction viendra du terrain. Ne boudons pas notre plaisir qui va crescendo. Il n'est plus l'heure de ranimer les querelles du jeu, ou du non jeu, qui n'ont cessé d'occuper à raison l'espace médiatique depuis plusieurs saisons. Les Français sont à deux victoires de quelque chose d'extraordinaire. Il est des rebonds du destin qu'il faut savoir saisir sans se poser de question pour filer droit devant; direction l'en-but adverse. Parce que c'est écrit, parce que c'est le moment.
France: M Medard; V Clerc (both Toulouse), A Rougerie (Clermont), M Mermoz (Perpignan), A Palisson (Toulon); M Parra (Clermont), D Yachvili (Biarritz); J-B Poux, W Servat (Toulouse), N Mas (Perpignan), P Pape (Stade Francais), L Nallet (Racing Metro), T Dusautoir (Toulouse, capt), J Bonnaire (Clermont), I Harinordoquy (Biarritz)
Replacements (from): D Szarzewski (Stade Francais), F Barcella (Biarritz) J Pierre (Clermont), L Picamoles (Toulouse), F Trinh-Duc (Montpellier), D Marty (Perpignan), C Heymans (Toulouse), F Ouedraogo (Montpellier), JM Doussain (Toulouse).
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